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Vers la conversion bio

Au-delà des MAE spécifiques à la conversion à l’Agriculture Biologique, un accompagnement spécifique est proposé aux éleveurs qui souhaitent se projeter dans une possible conversion et étudier les atouts et faiblesses de leur système vis-à-vis du cahier des charges biologique.

C’est dans le prolongement de l’opération test de désherbage mécanique des maïs qu’un accompagnement personnalisé est proposé. Les discussions entre agriculteurs participants à l’opération et le technicien du G.A.B. 56 qui conduit le suivi des chantiers montrent dans certains cas des velléités d’aller plus loin, et pourquoi pas d’envisager la conversion au cahier des charges de l’Agriculture Biologique. S’il s’agit d’un pas à franchir vers un plus grand respect de la qualité de l’eau et des milieux naturels, c’est aussi une prise de risque qu’il faut savoir mesurer. Quels sont les changements à réaliser ? Quels investissements cela suppose t-il ? Quel volume de production est envisageable ? Quelles évolutions dans l’organisation du travail ? Et pour quel revenu ?

Le technicien du G.A.B. assure alors un accompagnement en 3 temps :

  • réalisation d’un diagnostic technico-économique de la ferme ;
  • restitution de l’analyse et définition du projet avec l’exploitant ;
  • étude de faisabilité et simulation de la conversion du système en « bio ».

Certes, il n’est prévu que 4 à 5 de ces diagnostics par an. Mais chacun d’entre eux est fait dans l’optique de permettre à l’éleveur concerné d’aborder dans le meilleur état d’esprit et les meilleures conditions techniques possibles son projet de conversion. Car tout est là : Si l’on veut remplir les objectifs du Grenelle de l’Environnement, notamment avec un doublement de la production biologique d’ici 2012, il faut que chaque agriculteur qui se lance le fasse avec succès, afin de persuader ses voisins de faire de même.

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