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Formation à la gestion différenciée des espaces verts

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Les 23, 24 et 25 juin 2010, le Syndicat du Scorff et le Centre National de la Fonction Publique Territoriale (CNFPT) organisait une  formation destinée aux agents des services espaces verts des communes de la vallée. Deuxième du genre en deux ans, cette session visait à faire le lien entre le métier de ces agents et les enjeux plus larges que portent le Syndicat du Scorff :

 

  • bon état écologique des eaux du bassin, des sources à l’océan et protection des milieux aquatiques (Directive cadre européenne, SDAGE, SAGE…) ;
  • lutte contre la pollution par les pesticides (charte de désherbage) ;
  • protection et mise en valeur du patrimoine naturel et de la biodiversité (Natura 2000, Zones humides, cours d’eau, plantes invasives) ;
  • gestion quantitative de la ressource (économies d’eau, gestion écologique des eaux pluviales…).

Le formateur, Louis Diard, est chargé des espaces naturels sensibles au Conseil Général d’Ille et Vilaine. Il est aussi auteur de l’atlas officiel de la flore sauvage de ce même département.

En première journée, il aura d'abord donné aux participants les clés, notamment en termes de concept et de vocabulaire, de la notion de gestion différenciée. Il aura montré par des exemples tirés de sa propre expérience mais aussi d’autres territoires expérimentant cette méthode globale d’organisation, qu’il est possible de faire rimer biodiversité avec économie et efficacité.

Kerzec01 En seconde journée, le groupe s'est rendu sur le terrain. Le matin à Quéven, il a visité le parc de Kerzec : ce sont là 14 hectares entretenus sans pesticides et gérés de manière différenciée (avec des espaces en fauche tardive et d’autres réservés à des usages récréatifs ou de promenade tondus plus régulièrement).

Les  agents ont ensuite étudié comment il est possible de faucher plus tardivement les bas côtés de route hors agglomération, dès lors qu'il ne se pose pas de problème de visibilité. Objectif : laisser les cycles biologiques aller à leur terme sur ces linéaires de dépendances vertes routières. Autre innovation à Quéven : l'ensemble des bords de route désormais fauché plus haut (environ 10 cm), car il est prouvé scientifiquement que la végétation repoussera moins vite qu'en cas de coupe rase.

L’après-midi s'est déroulé sur le domaine du Lain à Gestel : Louis Diard y a montré les différents types de milieux (sous-bois, prairie, parc botanique), présenté la flore sauvage rencontrée, les habitats biologiques qui s’y rattachent et donné des rudiments de dynamique végétale aux stagiaires.

En dernière journée, les participants ont été sensibilisés à la problématique des plantes invasives et au programme Natura 2000 (rencontre avec Jean Manelphe, chargé de mission Natura sur la vallée du Scorff) sur un site riche mais mal connu : la mégaphorbiaie de Coët Letune (Cléguer). Enfin l’étang du Verger et la problématique de la circulation des poissons migrateurs a été abordée.

 

Toutes ces thématiques ou presque peuvent se décliner dans les pratiques quotidiennes d’entretien et d’embellissement qu’assurent les jardiniers communaux du bassin. Le but de la formation, dont une prochaine session sera inscrite au programme de l'année 2011, est donc de montrer aux participants ce que signifie en terme concret la biodiversité mais aussi comment faire évoluer l’organisation du travail pour mieux la valoriser (choix des végétaux, aménagements paysagers, taille, tonte, arrosage, etc.). A la clé, la possibilité non négligeable de dégager du temps, économiser des intrants (fertilisants, produits de traitement, eau ...) et surtout participer à la bataille collective pour le bon état écologique grâce à la mise en œuvre d’une gestion différenciée des espaces verts. Le devoir d'exemplarité des communes sur le bassin du Scorff passe donc par cette étape.

 

 

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